Marge contributive : un concept essentiel

  1. marge contributive

En complément à notre lexique financier, une invitation à regarder de plus près certains mots-clés. Cette semaine : la marge contributive.

 

Marge contributive : un concept essentiel

 

La contribution ou marge contributive, de l’anglais « contribution margin », est ce qu’on appelle aussi souvent la marge sur coûts variables ou la marge variable.

 

Il s’agit tout simplement des ventes moins les coûts variables, notre mot-clé de la semaine dernière.

 

Plus qu’un indicateur de performance, c’est un outil d’analyse très puissant au jour le jour, puisqu’il permet de calculer l’impact d’une variation dans le volume ou le mix des ventes sur la marge opérationnelle, qu’il s’agisse de la performance commerciale ou de l’efficacité de la production de biens ou de services.

 

Le principe est simple :

  • un plus dans les ventes apporte la marge contributive des ventes en plus,
  • un moins dans les ventes fait perdre la marge contributive des ventes perdues,
  • un changement dans le mix des ventes (répartition différente par famille de produits ou segment de marché ou région) a pour impact sur la marge opérationnelle le changement de la marge contributive puisque les différents composantes du mix n’ont pas le même taux de marge contributive,

les autres coûts étant fixes, donc non concernés par ces changements.

 

Concrètement, on s’en sert pour analyser l’impact sur la marge opérationnelle :

  • des variations du volume et du mix des ventes d’une année sur l’autre ou d’un mois sur l’autre
  • de l’écart du volume et du mix des ventes réels par rapport au budget
  • d’un arrêt de production en termes de manque à gagner immédiat ou potentiel
  • d’une amélioration de l’efficacité de la production en termes de gain immédiat ou potentiel.

 

Ces analyses sont plus puissantes si l’entreprise dispose d’une base de données de coûts standards pour tous les produits, et surtout d’un suivi de la valeur des coûts standards variables des ventes réelles.

 

Elles nécessitent aussi un questionnement pragmatique sur les coûts dits fixes, dont certains peuvent augmenter en cas d’augmentation des ventes même s’ils ne sont pas strictement proportionnels au volume vendu, comme typiquement dans une usine, les coûts des magasiniers ou de la maintenance. Ou qui seront forcément ajustés à la baisse en cas de réduction de l’activité.

 

Ce questionnement pragmatique doit aussi interroger les coûts dits variables. Par exemple dans une usine, tel arrêt de production permet-il effectivement d’éviter les coûts de la main d’œuvre « variable » ?

 

La marge contributive est donc un concept essentiel

du contrôle de gestion opérationnel.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *