Coûts variables : définition et utilité

  1. coûts variables

En complément au lexique financier, une invitation à reprendre dans l’ordre les mots-clés. Cette semaine : que sont les coûts variables ? A quoi sert cette notion ?

Coût variable : définition et utilité

 

Dans les coûts de l’entreprise on distingue les coûts variables et les coûts fixes.

Les coûts variables sont ceux qui varient… Mais en fonction de quoi ?

Des fluctuations du prix d’achat ? Non. Un coût variable est un coût qui varie même si le prix d’achat reste toujours le même.

Des aléas de production ? Non. Un coût variable varie même si tout se passe bien.

Un coût variable est un coût qui varie en fonction de l’activité. Dans une usine, ce sont les coûts qui varient en fonction de la production. De la quantité produite : plus on produit, plus le coût est important, moins on produit, moins le coût est important. Et aussi du mix produit : le coût engagé pour le produit A n’est pas le même que celui engagé pour le produit B.

Exemples de coûts variables ? Les coûts des matières premières. Les coûts de la main d’œuvre de conditionnement manuel si l’effectif peut être ajusté en fonction de la charge de travail. Les coûts de transport sur vente.

Il s’agit donc des coûts proportionnels à l’activité.

A l’inverse, les coûts fixes sont ceux qui restent les mêmes quelque soit le niveau d’activité.

Un exemple parfait de coût fixe ? Pour une usine, le coût du bâtiment. D’un mois sur l’autre, que l’usine produise un peu, beaucoup, ou pas du tout, le coût des bâtiments reste le même.

Cette notion est très utile pour analyser l’impact des variations d’activité sur la marge. Que se passe-t-il sur la marge en cas d’arrêt de production ? Les coûts variables sont évités, les coûts fixes subis. Quel impact aurait sur la marge un chiffre d’affaires inférieur ou supérieur au budget ? Voir notre article sur la marge contributive.

Mais son application peut s’avérer nuancée.

A très court terme, des coûts variables peuvent s’avérer fixes. Vous n’ajustez pas votre main d’œuvre variable en cas d’arrêt de la production pendant quelques minutes.

A plus long terme, presque tous les coûts sont variables. Vous pouvez toujours ajuster les coûts fixes, mais cela prend plus de temps.

Certains coûts sont semi-variables .

Par exemple, les coûts d’énergie des équipements de production sont variables. Sauf pour les équipements qu’on n’éteint jamais (par exemple les fours). Ceux des bureaux sont plutôt fixes.

Autre exemple, les coûts de maintenance sont aléatoires. Au paradis, on les imagine purement proportionnels à l’activité. Avec une maintenance à 100% préventive et des gammes qui diraient exactement quel entretien toutes les combien de pièces. Dans la réalité, on les gère comme des coûts fixes. On demande au responsable de maintenance d’ajuster son programme aux aléas pour tenir un budget en euros.

La méthode d’Activity Based Counting consiste justement à définir pour chaque type de coût dit fixe le facteur qui le fait en réalité varier : certains coûts varient en fonction du nombre de références de produits gérées, du nombre de commandes clients, etc.

Reste que, appliquée avec pragmatisme, cette notion de coûts variables et fixes est très efficace. Elle permet un pilotage réactif des résultats de l’entreprise en fonction du niveau et du mix de son activité.

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