Conseil n°3 : travaillez la présentation graphique

  1. 2016_01_11_Mouton martiens


Vous êtes le patron, le financier ou le responsable de la communication interne d’un périmètre opérationnel ? Suivez nos conseils pour mieux parler finance aux non-financiers.

Conseil n° 3 : travaillez la présentation graphique

En matière de communication claire sur les résultats financiers, la présentation graphique n’est pas un vernis qu’on colle sur un contenu pour impressionner son auditoire. Des graphiques simples, bien pensés, peuvent former un dictionnaire et un atlas pour les non-financiers. Pour faire de la présentation graphique un outil pédagogique puissant, je recommande l’usage systématique de quelques graphiques « auto-définissants ».

 

Comparez les deux diapos ci-dessous : laquelle choisissez-vous pour parler à un non-financier ?

présentation graphique

 

 

Un tableau de chiffres est très pratique pour quelqu’un qui travaille avec les indicateurs régulièrement mais bloque la lecture d’une partie non négligeable de la population, y compris parmi vos managers. Chiffres = « Au secours ! Quel ennui/étrangeté/fatigue. » A chacun ses blocages. De leur côté, ceux qui excellent dans Excel sont peut-être moins à l’aise avec l’improvisation pour réagir rapidement à un imprévu, ou la gestion des conflits. A chacun son excellence.

 

Pourquoi exiger de votre lecteur, dont la finance n’est pas le métier, qu’il appelle lui-même dans son esprit une représentation de chaque indicateur, si vous pouvez lui éviter cette peine et lui permettre d’être tout à ce que vous lui dites et non en train de feuilleter mentalement un dictionnaire ?

 

 

Aidez à voir comment sont composés vos indicateurs

 

Utilisez la présentation graphique pour rappeler la définition des indicateurs clés que vous utilisez. Quelque soit la marge dont vous parlez, faites un graphique avec ses composantes, ventes d’un côté, grandes masses de coûts de l’autre. Vous présentez des indicateurs du bilan ? Montrez, graphiquement, les composantes de l’actif économique et du passif net, qui s’équilibrent. Vous abordez la question du « cash » ? Faites un Tableau des Flux de Trésorerie graphique, avec les grandes composantes du « cash in » et du « cash out »…. Que vous appellerez par exemple « entrée d’argent » et « sortie d’argent » (cf conseil n°2).

 

En outre, votre tableau « de synthèse » n’est synthétique que pour ceux qui en connaissent les détails… Pour votre lecteur, il s’agit plus probablement d’un tableau « accumulatif » : vous expliquez une subtilité sur l’effet mix, et votre lecteur est encore en train de se demander de quelle ligne du tableau vous parlez… Respectez plutôt la règle : une idée par diapo, une diapo par idée. Une présentation graphique de 8 idées en 8 diapos paraîtra beaucoup plus légère à votre auditoire que le même contenu en 1 diapo. Vous avez le sentiment d’en dire très peu par rapport à toutes les informations que vous avez brassées ? C’est votre destin, dans votre métier… Pour votre auditoire, c’est déjà beaucoup.

Votre présentation graphique travaillée avec des graphiques auto-définissants va vous demander – un peu – plus de travail. Mais j’en prends le pari, fini le silence pesant quand vous conclurez en lançant le rituel : « Vous avez des questions ? » Avec les questions apparaîtront de nouvelles difficultés… Bienvenue dans le monde de la communication interne en finance.

 

 

En savoir plus sur les clés pour réussir une présentation.

Illustration en haut de l’article : Teoz.

 

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